KELPE (DC Recordings)
ETIENNE JAUMET dj set (Zombie Zombie)

Tout droit venu de Rouen, Steeple Remove s'est formé en 1996 et livre depuis une musique qui flotte entre la new wave, le shoegazing ou la musique psyché.
Aujourd’hui, ils nous invitent à découvrir leur nouvel album Electric Suite (3rd Side Records / Discograph), où les morceaux comme Magnétosphère, remettent en question tout ce que l’on savait – ou croyait savoir - sur Steeple Remove. Comme Can, période I Want More, il semblerait que, cette fois, les cinq Rouennais aient décidé de se frotter aux dance floors. Pourtant, ici, nul clin d’œil appuyé aux 80’s. Steeple Remove ravira l’amateur de disco mutant : mélodie qui se déploie comme une aurore boréale, disco beat en mode Low-Fi, guitares jansénistes… Le tout soumis au pilonnage d’une armada de synthés vintage.

En première partie l’anglais Kelpe, aka Kel McKeown, nous invite à une plongée en apnée dans “Ex-Aquarium”, son dernier album, sorti sur l’excellent et singulier label anglais DC Recordings ; un album d’electronica qui fait des bulles. En lieu et place des masques et tubas : samplers et ordinateurs.
À l’époque de la sortie de “Music Has the Right to Children”, on évoquait les bandes sonores de documentaires animaliers pour définir l’univers des Boards of Canada. Rien de péjoratif là-dedans, le groupe revendiquant l’influence de cette musique sur son travail. Dix ans plus tard, on imagine très bien “Ex-Aquarium” illustrer un docu de Cousteau ou, mieux, servir de BO à “La vie aquatique”. Cet ouvrage électronique qui fait (pas mal) songer à Warp (Prefuse 73 et Boards of Canada, donc) ou encore à Daedelus, à Four Tet (beaucoup), mais aussi au post-rock jazzy façon Tortoise, est signé Kel McKeown, électronicien méticuleux qui trempe dans la musique depuis tout jeune. Après avoir bricolé des compos hip hop sur cassettes, puis avoir conçu quelques morceaux electro à tâtons avec son Amiga, Kelpe se lance pour de bon dans la musique et livre “Sea Inside Body” en 2004.
Sur “Ex-Aquarium”, on entend des cloches qui sonnent ou des balles de ping-pong qui rebondissent, de la guitare (grattée par Adam Richens), des voix d’enfants ou de la batterie live, jouée par Kelpe en personne. Rythmiques cassées qui avancent en crabe, mélodies fluides, samples à contre-courant, beats en immersion : avec “Ex-Aquarium”, tout baigne.
Un concert Volume productions.

www.myspace.com/steepleremove
www.myspace.com/kelpemusic